L’ours polaire, un vieil habitant de l’Arctique Par Joël Ignasse


L’ours polaire, un vieil habitant de l’Arctique

Créé le 20-04-2012 à 11h41 – Mis à jour le 23-04-2012 à 16h54 21 réactions

Joël Ignasse

 

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Les ours polaires se sont différenciés de leurs plus proches parents il y a environ 600 000 ans selon une nouvelle analyse génétique.

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Femelle avec son petit près du lac Cap Churchill au Canada. Hansruedi Weyrich – www.weyrichfoto.ch

L’ours polaire, Ursus maritimus, fait partie de la liste rouge des espèces menacées de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). L’habitat des ours blancs est naturellement limité par l’étendue de la banquise et des plaques de glace dérivantes dont ils se servent comme plate-forme pour la chasse au phoque. La survie de l’ours polaire est donc menacée par le réchauffement climatique qui restreint leur habitat en faisant fondre la banquise.

Des études récentes ont montré que l’ours polaire a évolué à partir d’une lignée d’ours brun à la fin du Pléistocène, il y a environ 120 000 ans. Cela indiquait une spéciation rapide et une  adaptation aux conditions arctiques réussies sur une courte période à l’échelle de l’évolution. Certains y voyaient un espoir en estimant que l’ours polaire pouvait à nouveau s’adapter au réchauffement climatique et aux profondes modifications attendues de son habitat.

Malheureusement ces résultats sont invalidés par une étude portant sur une bien plus grande partie du génome de l’ours blanc. Les recherches antérieures s’étaient focalisées sur l’ADN mitochondrial. Comme l’ADN du noyau recèle aussi beaucoup d’informations, l’utilisation du seul ADNmt pour reconstruire l’histoire évolutive d’une espèce ne suffit pas. Frank Hailer du Centre de recherche sur la biodiversité et le climat à Francfort (Allemagne) en collaboration avec une équipe internationale a voulu savoir si l’ADN du noyau racontait la même histoire.

Le résultat de leur analyse montre l’opposé, à savoir que cet ours est bien plus ancien en tant qu’espèce. Les auteurs qui publient leurs résultats dans la revue Science, estime que la divergence de l’ours polaire remonte à 600 000 ans, il serait donc cinq fois plus vieux que ce qu’avait indiqué l’ADNmt. Conséquence : Il a eu cinq fois plus de temps pour s’adapter aux grands changements climatiques du Pléistocène. Il dispose de bien moins de temps aujourd’hui pour assurer sa survie.

Sciences et Avenir.fr
20/04/2012

Jo&euml;l Ignasse

 

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